« < Décembre 2017 > »
D L M M J V S
26 27 28 29 30 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6

 

 
Ecole Maternelle Jacques Adnet à Sermaize-les-Bains
Découvrez l'Ecole Maternelle de Jacques Adnet à Sermaize-les-Bains
Venez découvrir une journée en petite section à l'école maternelle Jacques Adnet
 
Qu'apprend on à l'ecole maternelle, découvrez nos trois livres
Découvrez qu'apprennent les enfants de l'école maternelle Jacques Adnet à Sermaize-les-Bains
Découvrez qu'apprennent les enfants de l'école maternelle Jacques Adnet à Sermaize-les-Bains
Découvrez qu'apprennent les enfants de l'école maternelle Jacques Adnet à Sermaize-les-Bains
 

telechargez.png

Advertisement
Cimetière des oubliés.

Ce mardi 28 novembre 2017 une cérémonie était organisée au cimetière de la HOUSSIERE où oubliés pendant plus de soixante ans, reposent près de 150 pensionnaires des hospices de Vitry le François et Chalons, accueillis à Sermaize les Bains, car leurs bâtiments avaient été réquisitionnés au début de la seconde guerre mondiale.

dsc07933.jpg

 

Après de nombreuses recherches dans les archives, L'association "Patrimoine et culture Sermaizien" Michel PICARD membre de la société des sciences et arts de Vitry le François ont pu retracer l'histoire de ses expatriés  venus finir leur vie sur cette terre Sermaizienne.

C'était un pré.... commente Suzanne PARIS, on avait oublié que de 1939 à 1952, c'était le lieu de repos de 150 pensionnaires des hospices de Châlons sur Marne et Vitry le François, évacués en 1939 à cause des dangers de guerre.

Six ont été exhumés et un n'a pas été retrouvé, ce sont donc cent quarante trois qui repesent ici.

C'est en 2004 que Michel PICARD enseignant retraité à Vitry le François écrit un livre sur le dernier fondeur de cloches Vitryat, M. PAINTANDRE, recherchant la veuve, sans enfant et un seul neveu mobilisé.

Après consultation des registres d'état civil, il apprend que madame PAITRANDRE, pensionnaire de l'hospice de Vitry, était décédée le 17 septembre 1939, le jour même où l'hospice était transféré à Sermaize à la grande salle du presbytère et à l'école Jeanne D'Arc; sans doute que dans la précipitation du déménagement, madame PAINTANDRE a été enterrée dans le cimetière communal, sa tombe n'a pas été retrouvée. Mais les recherches de M. PICARD avaient permis de retrouver le cimetière de la HOUSSIERE.

Madame PORNOT qui passait plusieurs fois par jour devant, puisqu'elle habitait un peu plus loin.

Madame DRALEZ, employée à l'école Jeanne D'Arc et, avec sa maman, allait repiquer des œillets  sue les tombes.

M. l'Abbé RAVAUX, vicaire à cette époque.

Pierre COLNARD, enfant de chœur, qui portait la croix devant le prêtre et le corbillard.

Thérèse BOURLON et d'autres personnes nous donnaient divers renseignements et leurs souvenirs.

On apprenait que c'est en 1953 que la grande croix qui marquait le cimetière, les petites croix en bois et les fleurs de toutes les tombes étaient brûlées et jetées. Il y a même un tas de gravats enlevé après une intervention musclée de Pierre COLNARD.

Le cimetière est redevenu un pré. C'est donc 52 ans après, grâce à M. PICARD, qu'on redécouvrait le cimetière.

Nous sommes en 2017, il a fallu 13 ans pour qu'enfin, après intervention de M. Bernard AUBRY et de notre association, Patrimoine et Culture Sermaizien, Martine MILLOT, maire de SERMAIZE, donne son accord pour qu'une croix soit implantée sur ce terrain communal, reconnaissant ainsi officiellement le cimetière de la HOUSSIERE. Une clôture ou haie reste à planter en bordure du chemin, ainsi que la plaque sur la stèle indiquant les défunts.

Il est bon de rappeler qu'à cette époque les hospices recevaient les handicapés et les simples d'esprit.

Il y avait là de pauvres gens qui avaient travaillé comme journalier, commis de culture, berger, bûcheron. Les "sans profession" étaient sans doute les handicapés et les simples d'esprit.

Ils ont tous eu une fin de vie difficile en cette période de guerre, évacués, transbahutés, sans doute peu chauffés pour les pensionnaires de l'hospice de Châlons qui logeaient à la cantine, nourriture peu abondante en ces temps de restriction.

Ils ont terminé leur vie loin de chez eux, dans le pré qui leur a servi de repos, abandonné pendant 52 ans.

J'ai les excuses de M. de COURSON, député, de madame Florence LOISELET, conseillère départementale, de M. CHANTIER principal du collège, de M. Bruno VEGAS.

Nos remerciements à madame Martine MILLOT, à M. Bernard JOUETTE pour le nettoyage et la mise en place de la croix et de la stèle.

Merci à M. l'abbé SCADECK qui bénira ce lieu., à M. PAUPHILET pour le plan du cimetière et le nom des exhumés, à M. Eric BILLAUDEL, à la CHORALE, aux membres de notre association, à toutes les personnes qui nous ont apporté leur aide et à vous tous présents pour honorer ces défunts.

Madame Suzanne PARIS a ensuite lu les noms des 143 défunts de ce cimetière, à l'issue de cette cérémonie le pré redevenu cimetière a été béni par l'abbé SCHADECK.

                                                                                 Suzanne PARIS, 28 novembre 2017

dsc07928.jpg
dsc07929.jpg
dsc07930.jpg
dsc07932.jpg
 

 
< Précédent   Suivant >
En images